Mon cerveau-lent file dans les nuages

Par Monique Pagé

Açores, 2016

mon cerveau-lent
file
dans les nuages

C’est vrai, je vous le jure :
je marchais sur un nuage quand un volcan
a fait irruption, droit devant moi.

Écrit à la pointe des aiguilles
sur un recoin du ciel
j’ai lu le poème
l’ai relu
ne pouvant m’en détacher
j’ai emporté la cime
ce son sifflant au sommet des pins

Dans les eaux silencieuses du ciel
j’aime noyer mon regard
y pêcher
une issue

Là-haut
des sels échappés à la mer
des cendres des poussières
où de l’eau confiante
se dépose avant de fuir au loin
Ici
entre les ronds du temps
mes pas laissent leurs glyphes
de poussières qui s’effacent
quand l’eau éternelle revient de loin

Une nuée de poèmes nonchalants
libère leurs parts d’ombre et de lumière
et le reste que de l’eau
de l’eau qui fuit

rien ne se perd rien ne se crée
tout n’est que transformation disait Lavoisier
nuage ou histoire
du pareil au même
n’existent que dans la dynamique
triomphes déconfitures renaissances

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